Les Routes de la Lavande en Côte d'Azur

Aux origines de la lavande de Provence !

Pour qui a parcouru au gré du vent et de ses senteurs de Provence les Routes de la lavande, la ville de Grasse comme ultime étape du voyage en est à la fois la conclusion, le résumé et la synthèse. 

Qu’on ne s’y trompe pas ! Grasse a depuis toujours la culture du secret… Sous les oripeaux dont elle accoutre sa périphérie, se cache une cité au charme discret, recélant un riche patrimoine historique, architectural, culturel et industriel. Sous-préfecture des Alpes-Maritimes (région Provence-Alpes-Côte-d’Azur), bien que située dans l’arrière pays cannois, Grasse, riche ville bourgeoise s’il en est, rayonne… dans le monde entier, de par son industrie du parfum ; laquelle, avec sa soixantaine d’entreprises du secteur, ses quelques 3 500 emplois directs (10 000 induits), fait vivre bon nombre des 50 000 Grassois. La capitale mondiale du parfum n’a pas attendu le succès du livre de Patrick Süskind, Le parfum (paru à Zurich en 1985 et porté à l’écran en 2006), pour être en odeur de sainteté chez les parfumeurs, et non des moindres : les plus grands !

Tout commence au Moyen Âge par des odeurs… de très mauvaises odeurs ! A cette époque, bien que n’ayant pas de grand fleuve qui la traverse (seulement quelques modestes cours d’eau), Grasse se spécialise dans le tannage du cuir : une activité qui, de par les techniques ancestrales et traditionnelles employées sent particulièrement mauvais, parfois jusqu’à l’insupportable ; et les cuirs dont ont coud les gants des « grands » de la cour ne font pas exception ; d’où l’idée, simple au demeurant mais finalement géniale et du meilleur « marketing » qui soit, de parfumer la paire de gants qu’offrit Galimard (un tanneur grassois) à Catherine de Médicis (1519-1589) : ainsi est née la réputation, bientôt mondiale, des « gantiers parfumeurs » grassois – les Fragonard, Molinard et autres Galimard. Au fil des siècles qui suivirent, l’industrie du cuir déclina… celle du parfum explosa ! Se développa alors en parallèle, une culture de « senteurs », comme la rose et le si délicat jasmin (principalement), mais aussi la fleur d’oranger sauvage, le mimosa, la myrte… et la lavande dont le bleu des champs sur les hauteurs de Grasse témoigne toujours ; cependant que, au cours des dernières décennies, les produits de synthèse et les arômes alimentaires ne sont pas en reste. 

Cette grande aventure industrielle et humaine, son histoire, ses techniques d’autan et d’aujourd’hui, ses matières premières, ses métiers… Bref ! Tout ce qui a fait, fait et fera de Grasse la capitale mondiale du parfum a son sanctuaire : le Musée international de la parfumerie de Grasse dont la mission est : « la sauvegarde et à la promotion du patrimoine international des odeurs, arômes et parfums » ; crée en 1989, rouvert en 2008 après quatre ans de travaux, cet établissement public attire quelque 800 000 visiteurs par an… venus du monde entier.

 

Texte : Philippe Lemonnier – Les Routes de la Lavande – 2011

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